Le mot de papa :
Cloé,
Mon petit ange. Tu nous es apparue comme tombé du ciel ce 13 avril 2008. Quel beau cadeau. Nous avions déjà été comblés par l’arrivée
de ta sœur 2 ans et demi plus tôt et ne nous imaginions pas encore pouvoir éprouver à nouveau le même sentiment le jour de ta
naissance.
Ta première année de vie a filé à une vitesse. Je n’ai pas envie de te
voir grandir trop vite parce que jusqu'à présent, quand je te prends dans mes bras, tu restes toujours « mon petit ange », « ma toute petite » qui demande écoute, amour et
protection.
Quelle année, tous ces changements qui se produisent les uns après les autres ne sont pas faciles à accepter pour toi. Je pense que de ce point de
vue là, tu es bien différente de Léa. Tu sais ce que tu as, mais pas ce que tu auras.
Je me souviens que le jour de ta naissance, on t’a mise au sein et tu as
tout de suite aimée ça. Tellement aimé que tu ne voulais rien d’autre. Tant qu’on pouvait te le donner, ça ne posait pas de problèmes, mais quelques moi plus tard, il a quand même fallut qu’on
essaye un biberon pour pouvoir te laisser commencer la crèche. Le goût de la tétine en silicone, ou plutôt (à mon avis) le manque de contact et de protection te semblait
insurmontable.
On a changé de tétine, biberon, manière de faire, horaire, on a
téléphoné à droite à gauche… Pas moyen, tu n’en démordais pas. Comment osait-on te retirer une des choses les plus précieuses pour toi ? Finalement, tu as franchis le pas et la vie a repris
son coure normale. Tu nous a fais le même scénario, en passant du lait maternel au lait en poudre, du lait en poudre aux panades de fruit, des panades de fruits aux panades de
légumes…
Il n’y a pas eu que la nourriture. Il s’est passé la même chose avec tes
positions, mis à part que là tu étais seul maître à bord.
Tu pouvais te permettre de prendre le temps qu’il te fallait pour
franchir le cap suivant. La position couchée était très efficace dans un premier temps. Elle te permettait de dormir, jouer, rire,… sans jamais trop te fatiguer.
Jusqu’au jour où, le doudou égaré à 50cm de toi t’a quand même donnée l’envie de rouler jusqu'à lui.
Une fois cette découverte accomplie, s’était parti, tu pouvais rouler
sans crainte pour attraper ceci ou cela. Ensuite, tu t’es rendue compte que ta sœur courrait bien plus vite que toi. Tu as voulu l’imiter et tu t’es vite retrouvée à 4
pattes.
Depuis quelques jours, tu t’accroches à nos pantalons et tu pousses de
toutes tes forces sur tes petits pieds. Décidé comme tu en as l’aire, on ne va plus attendre longtemps pour te voir marcher.
Ma Cloé, je n’ai pas les mots pour te dire tout ce que tu m’apportes. Je
te souhaite d’être heureuse, épanouie, et tous ce qu’il peut y avoir de mieux.
Je t’aime.
Le mot de
maman :
Mon petit
cœur,
Cela fait un an que tu es née… UN AN ! Et je n’ai pas encore pris le temps de t’expliquer ton arrivée parmi nous !
Je vais donc me replonger une année en arrière et revivre mon deuxième
accouchement pour te le conter ! (Avec la douleur en moins… c’est top !)
Ma grossesse s’est relativement bien passée… Il n’y a eu aucun souci avec toi, tu évoluais
bien. Ta naissance était prévue pour le 2 mai 2008.
Papa et moi avons également fait des séances d’haptonomie avec toi…
C’était super de te sentir réagir à nos caresses à travers mon ventre ! Tu étais très réactive.
Par contre, de mon côté, ce n’était pas vraiment génial. Sans parler des
nausées de début de grossesse qui avaient tendance à persister, j’ai très vite eu des mini-contractions. Vers 4 mois et demi, dès que je faisais un peu d’effort, je contractais ! Pour
s’occuper de Léa, qui avait à l’époque un peu plus de 2 ans, ce n’était pas idéal !
Du point de vue boulot, j’ai dû également lever le pied. Vers 7 mois j’ai
arrêté mes visites d’appartements, ainsi que le suivi de mes chantiers. J’étais condamner à rester au bureau… Dure-dure !
Vers 8 mois, comme je continuais à contracter et que je commençais également à dilater, j’ai
arrêté de bosser. Et 15 jours plus tard, le dimanche 13 avril 2008, tu es arrivée.
Et ce, non sans une fausse alerte, et une semaine précédente
douloureuse ! Surtout les nuits… J’avais même un petit carnet et un bic sur ma table de chevet, afin de noter l’intervalle de chaque contraction et la durée de
celles-ci.
L’après-midi du samedi 12 avril 2008, j’avais très mal et les contractions continuaient de s’amplifier, nous avons décidé de nous rendre à l’hôpital. Etant donné que Léa était chez Nounoune, cela tombait assez
bien !
Evidemment, arrivé sur place, l’accoucheuse présente nous a assez vite
renvoyés chez nous ! Mais j’avais mal !
A cette époque, le mariage de Jean-Phi et Marie se préparait. Et comme
papa et Benj étaient les témoins de Jean-Phi, et que ceux-ci s’y sont pris un peu tard pour préparer leur speach, Benj passait la soirée chez nous.
Pendant toute la soirée, Benj me demandait si ça allait… J’étais
tellement pâle et crevée, de plus les contractions ne me laissaient pas tranquille !
Vers 23h, j’étais
tellement fatiguée que j’ai laissé papa et Benj pour aller dormir… Enfin, essayer de dormir !
A 2h du mat’, papa
est venu se couché, mais il ne savait pas encore que la nuit serait plus courte que prévue !
A 3h du mat’,
j’avais tellement mal que j’ai essayé de prendre une douche chaude pour me décontracter. (En fait, on conseil un bain chaud, mais le notre était inaccessible à cause des travaux !) Et bien,
la douche chaude, debout avec des contractions incessantes, je déconseille !!! Je suis donc très vite (aussi vite que mon gros ventre me le permettait) sortie de la douche, et j’ai été
réveillé papa qui ne dormait que depuis 1h… Sa première réaction : « t’es certaine? » « Essaye de prendre une douche ! » Rhooooo, je n’en pouvais plus ! Et oui,
j’étais certaine !!!!
Alors, hop dans la voiture et en route vers
l’hôpital.
Et devine quoi… J’avais raison ! C’était le moment… Nous sommes donc arrivés à
l’hôpital à 4h du matin. Après vérification, on me garde. J’avais une dilatation de 4
cm, mais la poche des eaux n’était pas encore percée (d’ailleurs que ce soit pour toi ou pour Léa, mes poches d’eaux ne percent jamais… Elles sont très
résistantes… A toutes épreuves !) C’est la gynéco qui l’a finalement percées lors de l’accouchement.
Comme il n’y avait pas grand monde, on m’a directement installé dans la
salle d’accouchement. Il y avait un ballon sur lequel je me suis assise (position confortable préconisée par la kiné et l’haptonome, favorisant la descente du bébé lors du travail). C’est une
position que j’aime car papa était assit à côté de moi, un peu plus haut et de cette manière, je pouvais m’accrocher à lui lors de mes contractions.
L’infirmière, vérifiant mon dossier afin de pouvoir me faire une péridurale le moment voulu,
me fait remarqué que le résultat de ma prise de sang nécessaire pour doser la péridurale ne leur est pas encore parvenu ! Ben oui, étant donné que tu avais plus de 2 semaines d’avances, la
fameuse prise de sang n’a été faite que le vendredi 11/04/08, et les résultats pas encore transférés ! L’infirmière
présente m’a donc fait une prise de sang et envoyé cela au labo… Mais comme on est en pleine nuit et en plus un dimanche, les résultats vont mettre un peu de temps avant de nous
arrivés !
Vers 6h du mat’ et
étant à 6 cm de dilatation et une douleur n’arrêtant pas de s’amplifier, je demande à l’infirmière où en sont mes résultats
sanguins… Réponse : une partie est analysée, mais il manque encore un résultat !
Comme je deviens vert-rouge-mauve… l’infirmière me propose un bain pour
me détendre. C’est vrai que le bain chaud c’est confortable… Mais seulement entre les contractions ! Parce que quand une contraction se pointe, dans un bain, on a rien pour
s’accrocher !!! Rien !!! Et là, j’ai râlé comme je ne l’avais jamais fait ! Qu’est-ce qui m’avais pris de m’installer dans ce bain… Au Seeeecouuuuurs ! Mais quand la
contraction repartait, haaaa j’étais bien !
L’infirmière, rentrant en trombe dans la « salle de bain », me
prévient que les résultats pour la péridurale sont arrivé, et que l’anesthésiste est présent. Elle me propose donc de sortir du bain et de me rendre à mon aise dans la salle d’accouchement, mais
avant elle vérifie ma dilatation… Et là, surprise, je suis déjà à 8cm !!! Si on veut pouvoir faire la péridurale à temps, il faut se dépêcher et surtout tant que je n’ai pas de contractions…
Me voilà donc à moitié couverte par une blouse entièrement ouverte dans le dos et sur les fesses, courrant dans le couloir avec l’aide de papa d’un côté et de l’infirmière de l’autre. Mais, la
vilaine contraction n’a pas voulu me laisser arrivée jusque dans la salle d’accouchement ! Me voilà donc à moitié nue dans le couloir, accoudée à la rampe en attendant que ça
passe…
Arrivé dans la salle d’accouchement (enfin !), l’anesthésiste m’a fait la péridurale
très rapidement et bien mieux dosée que pour l’accouchement de Léa (à l’époque, je ne pouvais plus bouger mes jambes !). J’ai donc, entre 7h
et 8h du matin, finalement pu dormir un peu en attendant la dilatation jusqu’à
10 cm.
A 8h du matin,
après 1h de tranquillité rien que ton papa et moi, l’infirmière est venue vérifier où en était la dilatation. Ca y était…
Le moment était venu ! Elle a donc appelé la gynéco et la kiné d’urgence.
Elles sont arrivées vers 8h20. La gynéco a vérifié comment l’accouchement s’annonçait… Aucun problème en vue ! Elles se sont retirées 10 minutes. Lorsqu’elles sont revenues, l’accouchement a réellement
débuté… J’ai poussé de 8h30 à 8h35 et tu es
arrivée.
Papa m’aidait à chaque contraction. Il tenait ma jambe gauche, et la kiné la jambe droite.
Et lorsque tu es apparue, la gynéco nous a laissé te sortir de nos propres mains ! Nous t’avons installée sur moi et tu as presque immédiatement cherché mon sein pour téter. Tu étais un beau
petit bébé de 47 cm et de 3,5kg.
Papa et moi étions si heureux !!! Plus rien n’existait autour de
nous. Pendant que la gynéco et l’infirmière terminaient mes soins en douceur, nous n’avions d’yeux que pour toi… Papa répétait sans cesse : « qu’elle est belle, elle a une peau
magnifique ! »
Ce qui nous a très fort marqué instantanément, c’était la ressemblance
avec ta sœur ! Nous avions du mal à y croire tellement c’était fort. Cela nous a replongé 2 ans et demi en arrière et une bouffée d’émotion nous a inondé.
Aujourd’hui, ma chérie, tu as 1 an. Et tu ressembles toujours très fort à
ta grande sœur, mais…
La façon que tu as de nous sourire avec ton petit air malicieux, tout en
retroussant ton joli petit nez ;
La façon que tu as de courir après Léa, à 4 pattes, tout en criant
« Laaa, Laaa » ;
La façon que tu as de te jeter sur ton biberon, comme si tu étais
affamée ;
La façon que tu as de fourrer ton nez dans tes doudous quand on te
couche ;
La façon que tu as de nous serrer dans tes petits bras tout potelés et de
poser ta tête sur notre épaule ;
La façon que tu as de te montrer du doigt quand on demande « mais où
est Cloé ? » ;
Tout ça nous fait craquer, et nous confirme à quel point tu es
unique !!!
Joyeux anniversaire ma puce d’amour…